Critiques
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Voilà, ce que disent de moi, les critiques d’Art.

L’abstraction cosmique de Serge Ghiglia
Je perçois la transparence lumineuse des couleurs avant qu’elles ne se figent en cristaux, en formes géométriques, pour ensuite s’entremêler et esquisser des paysages qui, en décroissant deviennent imperceptibles ou se métamorphosent en lignes diaphanes pour mieux se fondre dans un néant d’infini.
Parfois les couleurs insufflent un mouvement aux lignes éthérées et se fondent en une harmonie de tons, en nuances insignes.
En observant un tel phénomène dans le travail d’un artiste, on peut concevoir que l’artiste, en s’élançant d’un monde réel, que son pinceau réinvente scrupuleusement, ne dépeint pas uniquement son univers intérieur, mais qu’il tente de décrire la rencontre de son monde intime avec l’infinité cosmique. En effet, au- delà de la juxtaposition ou de l’apposition subtile de couleurs et par le jeu de figures polymorphiques qui apparaissent puis s ‘évanouissent , on peut y percevoir des signes, des symboles et parfois un sens. En conséquence, ce n’est pas de l’abstraction totale que nous présente l’artiste, ce simple jeu de formes et de couleurs. C’est le reflet de sa quête personnelle, la rencontre intimiste entre son « moi » et ce qu’il perçoit être l’essence même des forces vives de ce monde : le chaos de la genèse, des formes en devenir, la violence de cette énergie plénière, primaire, de la terre vivante. De ce fait, le peintre n’est plus seulement peintre. Il est précurseur et philosophe pareillement. Il emprunte une approche qui peut être définie d’ ‘Asiatique ». Il s’agit d’un abord basé non pas sur la distance que prend l’artiste sur un monde où il se trouverait pour se rapprocher d’un autre où il se rendrait, mais plutôt sur l’absence de frontière entre ces deux mondes et sur la volonté d’une fusion de l’un avec l’autre comme le veulent de nombreuses traditions asiatiques.
Chose étrange : j’ai rencontré cet artiste, Serge GHIGLIA à Bali, l’un des havres de l’Asie moderne, lequel est également l’île où je vis depuis 25 ans, poursuivant une carrière d’écrivain et de critique.
C’est là que je dirige un magazine d’art contemporain, nommé « C-Arts » qui ouvre une fenêtre sur l’art tel qu’il est pratiqué actuellement en Asie du Sud-Est. Pendant longtemps confiné dans une « marginalité », le Sud-Est de l’Asie se transforme en centre artistique mondial. C’est ici, en ma qualité d’européen, établi dans cet Orient lointain que je me suis fait un nom comme critique d’art écrivant sur l’art contemporain dans cette région en pleine expansion.
J’ai ainsi découvert Serge GHIGLIA, peintre français dont le style était celui d’un occidental, qui cependant abordait à la manière d’un oriental, un thème abstrait lequel traite de l’évolution des mondes, de l’œuf cosmique originel selon la croyance hindoue – celui qui se démultiplie à l’envie – selon les lois de la physique moderne.
Ce que je contemplais m’évoquait une sorte de cosmos issu de cristaux de couleurs. Un nom me venait à l’esprit, celui d’un artiste chinois de Paris, Chu Teh Chun, qui, lui aussi, induit son œuvre de lumière primaire.
D’évidence, ce que je voyais était l’œuvre d’un véritable peintre. Il était clair de surcroît, que son art était à la fois fruit d’inspiration et d’intelligence. Il nous était possible d’aborder tous les sujets de conversation. C’était un peintre sympathique dont je pouvais non seulement encourager la carrière à Singapour ou en Indonésie, mais que je pouvais promouvoir.
Malgré mon amitié pour lui, il me semblait délicat de poser des questions à l’homme sur sa carrière passée et plus encore à l’artiste. Les artistes détestent les classifications, les critères qui emprisonnent. Ils n’aiment pas être considérés comme ‘modernes’ lorsque l’après-modernisme est en marche ou comme ‘lyriques ‘ quand leur démarche est sociale. Depuis la fin du classicisme, l’une des particularités majeures des artistes est sans conteste, la volonté d’éviter toute étiquette unique, de briser tous les cadres, de s’écarter de toutes les normes.
Toutefois, il me fallait des certitudes. Il m’a indiqué simplement que sa carrière n’avait pas été celle d’un artiste, mais qu’il avait été acheteur, acheteur dans l’industrie de la chaussure de luxe, concepteur de collection. Devais-je le limiter à cela ? Non. Car, pendant cette carrière, il avait été curieux et y avait gagné en connaissance. En sa qualité d’acheteur, il avait eu l’occasion de participer aux aspects esthétiques du produit et de voyager partout en Europe.
Cela signifie qu’il décidait des modes, faites de discussions sur le style et la beauté. Son regard s’y était exercé.
A cet exercice visuel, Serge GHIGLIA a ajouté, pendant les 15 dernières années, une pratique concrète et une maîtrise des techniques artistiques. Il a d’abord étudié les techniques de la réalité figurative, ensuite celle de la couleur. Ce niveau atteint, lorsqu’il a pratiqué la couleur en toute autonomie, il a réduit, puis a finalement éliminé toute référence figurative. A ce stade, devenu un artiste à part entière, Serge GHIGLIA a enfin été conscient de son inspiration intime. Il avait longtemps hésité. Il avait exécuté quelques paysages, probablement méditerranéens, exprimés en géométries colorées. Mais à présent, il savait qu’il devait poursuivre sa quête, plus profondément, plus intimement, aller à sa rencontre, soumettre, en couleurs, la grande question de sa place, de notre place dans ce monde. Serge GHIGLIA est devenu l’un des artistes occidentaux qui à présent explore la perspective d’espaces infinis, à la fois intérieurs et cosmiques.
Ainsi Serge GHIGLIA a mis du temps pour venir à la peinture après son expérience de vie. Il est venu à Bali et à présent il est de retour en France. Je suis certain que le type d’abstraction qui est le sien, tout en couleurs et spirituel, d’inspiration cosmique, lui vaudra ‘Reconnaissance’ sur les quais de Seine.
Jean COUTEAU
Critique D’art – Revue C-ARTS
DENPASAR- BALI – INDONESIE octobre 2011
Serge Ghiglia le peintre de l’instant présent
Qu’est-ce qui pousse Serge Ghiglia à expérimenter, apprendre et peindre sans relâche depuis plus de quinze ans ? Pourquoi sentons-nous, lorsque nous regardons son travail, l’impression étrange de pénétrer dans un monde organique, d’être aspiré par des rêves et une texture musicale qui nous fait perdre un instant notre raison pour nous éveiller à notre spiritualité ?
C’est ainsi que Serge Ghiglia est un de ceux qui, contre vents et marées, continuent leur chemin sur la voie d’une non-figuration et d’une poétique coloriste qui ne doit rien à l’univers intellectuel et à ses projets de mise en question du réel. Serge Ghiglia est peintre, et le revendique, et même si cela peut sembler utopiste et passéiste, il fait partie de cette communauté aujourd’hui à l’écart de l’art contemporain, qui continue de mener un corps à corps avec la peinture et la toile pour lui faire dire des choses au delà de toute technique et de toute intention.
Abstraction lyrique, seconde école de de Paris ? Certes, puisqu’il faut attacher chaque œuvre à un mouvement pour mieux le situer, la comparaison s’impose. D’ailleurs les sources sont revendiquées; Zao Wou Ki et Chu Tche Chun…
L’influence de l’Asie (Indonésie), où notre artiste réside plusieurs mois par an? Évidemment…
La dimension cosmogonique de l’œuvre qui met en œuvre une conception holistique d’un univers qui donne du sens au monde par-dessus le bouillonnement, l’apparent chaos de la peinture ? En effet !
Tout ceci qui pourrait s’appliquer à nombre de «barbouilleurs» n’est pas ce qui fait de Serge Ghiglia un artiste singulier. Alors quoi ? Quels signes pour affirmer que nous ne sommes pas face à une œuvre anecdotique comme l’on en rencontre tant, mais que nous découvrons ici un créateur original et unique ?
Serge Ghiglia a toujours pratiqué le dessin et la peinture et dans son métier, il était chaque jour confronté aux dernières tendances esthétiques et devait se fier à ses intuitions pour faire évoluer la mode. ce qui fait de lui un créateur à part entière ce n’est pas tant le projet initial, conceptuel qui le pousserait à explorer le sujet, mais une recherche globale dans laquelle il est entièrement engagé pour traduire sa propre vision du monde et de la partager avec nous. Serge Ghiglia est avant tout un rêveur, et à l’instar d’autres cultures, asiatiques mais aussi aborigène, il nous rend visible cet interstice délicat, indicible, entre le songe et l’éveil, entre le silence et le bruit, entre l’instant et l’éternité.
Et c’est pourquoi on aurait tort de penser que son travail est simplement agréable à regarder; car il est plus que cela. Inlassablement, reprenant chaque motif et chaque couleur pendant des mois, Serge Ghiglia cherche et trouve souvent ce qui se situe au plus près du réel. a force d’expérimentations, il extirpe, comme un compositeur le fait pour une partition qu’il joue au piano, l’expression la plus aboutie et la plus juste, l’harmonie la plus sensible de ce qui constitue l’instant présent.
Et c’est ainsi qu’à force de travail et de délicatesse, il transcende ses thématiques – souvent des conceptions cosmogoniques – pour atteindre une véritable spiritualité holistique dont la force même est qu’elle nous sollicite et nous touche immédiatement à travers notre relation charnelle aux œuvres.
Pour chaque pièce, une lecture proposé, mais aussi les multiples projections personnelles que nous voulons bien y déceler. Miroir de notre propre spiritualité, la peinture de Serge Ghiglia est avant tout un rappel salutaire, dans notre monde saturé d’images, que la véritable essence de l’être se situe dans l’instant présent.
Alors arrêtons-nous un instant devant ses tableaux et jouissons sans réserve de son abstraction au plus juste du «vrai» réel.
Frédéric ELKAÏM
Coach en Art,
Membre Cercle Menus Plaisirs (Paris, Genève)
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